À l’instar du Sénégal, le Burkina Faso s’est lancé dans une vaste modernisation des titres de permis de conduire et des certificats d’immatriculation. Déjà 1,8 million de permis et 5700 cartes grises ont été changés dans le pays.

Problèmes de sécurité, système de numérotation arrivant en bout de course…. Le gouvernement burkinabé, plus particulièrement le ministre des Transports, de la Mobilité Urbaine et de la Sécurité Routière, a fait savoir le 14 août dernier que la réforme entamée en avril 2018 avait déjà permis de moderniser plus d’un million de documents administratifs. Ainsi, 1 800 345 permis de conduire délivrés à des conducteurs burkinabés sont d’ores et déjà au format « carte bancaire ». La réforme des cartes grises, entamée en juillet 2019, n’a quant à elle concerné que 5700 véhicules pour l’instant.

Selon le ministre des Transports Vincent T. Dabilgou, cette réforme des titres est absolument nécessaire car permis et cartes grises font l’objet de falsifications. Ce qui n’est pas sans poser des problèmes de sécurité publique au Burkina, tandis qu’une perte conséquente de recette fiscale est aussi engendrée.

Tout a été revu sur les plaques d’immatriculation : le fond, le système d’immatriculation en lui-même et même la disposition des symboles. Les permis de conduire, quant à eux, relèvent désormais de données biométriques, à l’image des cartes nationales d’identité.

Afin de toucher tout le monde, le chef de département des Transports a fait savoir que des équipes mobiles se déplaceraient sur divers sites dans le pays pour mener à bien cette réforme.

Le Sénégal est à l’heure actuelle dans une démarche tout à fait identique : la ré-immatriculation des véhicules déjà en circulation est sur le point de débuter, pour des motifs similaires à ceux propres au Burkina Faso.

Arnaud Murati

Réagir à cet article