Côte d'Ivoire - Parc automobile
La procédure de dédouanement dure plusieurs mois pénalisant ainsi le business

Depuis un certain nombre d’années, en Côte d’Ivoire, le parc automobile connait un intérêt croissant pour les véhicules d’occasion importés d’Europe, pénalisant de fait la progression du marché VN.

Cet intérêt croissant pour les véhicules d’occasion s’explique d’une part, par les modestes capacités financières de la majorité des citoyens ivoiriens et d’autre part, par une offre de véhicules d’occasion récentes à des prix plus attractifs que celles du neuf. En atteignant un volume global situé autour des 10 000 unités en 2017 contre 45 000 unités VO sur la même année, le marché ivoirien des véhicules neufs a marqué une progression non négligeable que les professionnels souhaitent voir se poursuivre dans les années qui viennent. Cette croissance de 9% enregistrée en 2017 par rapport à 2016 promet une année 2018 plus intéressante grâce en partie à l’interdiction décidée par les pouvoirs publics depuis le 1er Juillet courant, des importations des véhicules d’occasion de plus de 5 ans. Cela va sans conteste apporter une forte contribution pour permettre au marché VN de gagner davantage de parts sur les importations des VO. À ce titre, les observateurs du marché ivoirien tablent sur une évolution encore plus positive et durable du marché du neuf. En attendant c’est le contraire qui s’est produit entre décembre 2017 et Janvier 2018, deux mois qui ont vu les importations du VO passer de 800 à 2500 unités. Qu’à cela ne tienne, la nouvelle de la suppression des importations des VO de plus de 5 ans d’âge n’a pas manqué de réjouir les professionnels du marché ivoirien qui voient là une nouvelle opportunité de développement et de conquête de nouvelles parts d’un marché en devenir. L’objectif étant d’inverser la tendance en faisant passer les importations des VN devant celles des VO.

CFAO Motors – Côte d’Ivoire

CFAO Côte d'Ivoire
Un des points de représentation du groupe français CFAO, leader du marché ivoirien

Sur le terrain, c’est le groupe français CFAO détenteur des cartes Toyota, Mitsubishi, Peugeot, Citroën et Suzuki depuis peu, qui détient la première place du marché avec une part estimée à 38%. En seconde position, Tractafric détient 28% de parts de marché grâce aux marques Hyundai, Mazda, Ford, BMW et MINI. La troisième place est l’œuvre de Socida, distributeur des marques Renault, Suzuki et Isuzu, avec une part estimée à 15%. Viennent ensuite et dans l’ordre ATC Comafrique, distributeur de Nissan, Volkswagen et Audi, avec 8% et Setaci également 8% de parts de marché et qui gère les destinées de Kia et Great Wall.

Le parc roulant ivoirien est largement dominé par les marques japonaises

Concernant la configuration du marché, il est important de savoir que sur la catégorie des VP, l’énergie la plus usitée reste l’essence à hauteur de 80%. En revanche sur les utilitaires, l’offre énergie la plus prisée est le Diesel à hauteur de 95%. Coté mécaniques, généralement celles en essence sont aux normes Euro 3 alors que les mécaniques diesel sont encore à la norme Euro 1. La transmission automatique est la plus demandée puisqu’elle atteint un taux de 70%.

Dans un autre registre, il faut souligner que l’ensemble des modèles importés en neufs sont tropicalisés. Ils répondent aux conditions de roulage difficile locales par l’adoption de moteurs et filtres adaptés, l’absence de FAP (Diesel) et Pot catalytique (Essence), le rehaussement de deux centimètres des suspensions, l’adoption de plaque de protection sous moteur, et des radiateurs plus large ainsi qu’une double ventilation. Sans citer l’ensemble des dispositifs modifiés pour que le véhicule puisse évoluer sans souci en Côte d’Ivoire, les distributeurs prennent toutes les précautions possibles afin d’éviter des retours importants en garantie tout en tachant de donner satisfaction aux clients. ­Dans cette optique, les révisions et autres opérations de contrôle, particulièrement durant la période de garantie, sont rapprochées : 5 000/7 500 Km pour le diesel et 5 000/10 000 Km pour l’essence.

Réagir à cet article