Algérie véhicules d'occasion

Le territoire algérien accueillera de nouveau des véhicules d’occasion importés à compter de 2020. Des moteurs essence, mais certainement pas des moteurs diesels, selon la ministre de l’Environnement Fatima Zahra Zerouati en Algérie, qui entend lutter contre la pollution liée à l’automobile de diverses manières.

Il est hors de question d’accepter la moindre entrée sur le territoire d’un diesel usagé, selon Fatima Zahra Zerouati : « La ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables (…) a affirmé, mardi à Alger, que l’Algérie refusait d’être la décharge des véhicules étrangers à moteur diesel une fois la reprise officielle de l’importation des véhicules de moins de 3 ans » a fait savoir le ministère. Et d’enfoncer le clou : « Mme Zerouati a précisé que tous les pays du monde avaient mis en place des agendas pour se débarrasser des véhicules à moteur diesel à l’horizon 2040, et les remplacer par d’autres fonctionnant au GPL ou à l’électricité » a-t-il encore considéré.

L’Algérie a en effet annoncé qu’elle s’apprêtait, dès 2020, à autoriser l’importation de véhicules usagés. La volonté de l’exécutif est connue depuis plusieurs mois, mais les modalités sont livrées au compte-goutte. Initialement, il n’était question que d’importer des véhicules à essence de moins de 3 ans en Algérie. Ceux-ci doivent témoigner d’une installation GPL, ou être en capacité de recevoir le système d’alimentation au gaz.

Vers une maintenance obligatoire ?

Mais diverses pressions ont eu lieu au sommet de l’Etat. Au point que ces dernières semaines, il était quasiment acquis que les diesels auraient finalement le droit d’être importés eux aussi… Fatima Zahra Zerouati a donc coupé court, ne voulant pas « s’engager dans un processus économique limité dans la durée qui ne fera qu’accentuer dangereusement les émissions de gaz à effet de serre ».

Toujours en lutte contre la pollution atmosphérique, la ministre aurait aussi indiqué, au détour d’un discours relevé par l’agence APS, que les véhicules les plus polluants du parc algérien « seront soumis à des mesures juridiques en matière de maintenance » dès l’an prochain.

Arnaud Murati

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