Une campagne redoutable et redoutée

C’est sous le slogan « Laisse-là se rouiller !! » qu’une campagne de boycott des véhicules neufs et d’occasion a été entamée depuis quelques semaines. Cette campagne de sensibilisation s’est largement renforcée depuis que le ministère de l’industrie et des mines a rendu public les prix « sortis d’usines » des voitures montées en Algérie.
Au départ, il s’agissait pour les initiateurs de cette action de décrier les prix pratiqués dans les différents Souks du pays, particulièrement sur les véhicules d’occasion qui ont vu leurs prix s’envoler au point où les transactions se sont réduites progressivement chaque semaine pour atteindre un niveau très bas, jamais connu auparavant. Depuis quelques semaines, plus personnes n’achète et plus personne n’arrive à vendre son véhicule. Ce statuquo s’est donc conforté depuis l’apparition des prix sortis d’usine dévoilés par le ministère de l’industrie.


Dans un premier temps, nombreux étaient les citoyens qui ont cru que les prix avaient baissé à la suite de l’intervention du gouvernement. Mais une fois que les consommateurs se sont rendu compte qu’il s’agissait d’une mauvaise interprétation, la campagne « Kheliha Ts’adi » a pris une ampleur que même ses initiateurs n’avaient pas espéré. Outre la dénonciation des prix pratiqués aussi bien dans les Souks que chez les professionnels, cette campagne s’est étendue à la qualité des véhicules montés en Algérie, avec à l’appui des vidéos démontrant des imperfections sur certains modèles mais également pour dénoncer la mauvaise qualité de ces véhicules ainsi que leurs niveaux de sécurité, prétendu aléatoire. Aujourd’hui, les véhicules aussi bien neufs que d’occasion subissent de plein fouet cette initiative lancée sur les réseaux sociaux, démontrant que le marché veut reconquérir le respect qui lui est dû.

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