Selon l’exposé d’un expert industriel invité à un colloque sur la contrefaçon, le pays manque de laboratoires à même de contrôler la qualité des pièces automobiles mises sur le marché.

Difficile de séparer le bon grain de l’ivraie sur les pièces automobiles, selon Abdelaziz Kezzar : « La réussite de l’activité de fabrication de la pièce de rechange pour l’industrie automobile est tributaire de la création et du développement de centres techniques et de laboratoires agréés dans les différents métiers de cette activité » a fait savoir l’ingénieur, qui se présente comme « consultant international ».

D’après les citations livrées par l’agence Algérie Presse Service (APS), M. Kezzar pense que « ces organismes serviront de services d’appui et d’assistance aux sous-traitants pour l’élaboration des dossiers techniques et de services de contrôle pour l’homologation des pièces de rechange fabriquées ou importées ».

Car toujours selon l’ingénieur algérien, il est indispensable de faire évoluer le marché actuel. Le monde de la rechange en Algérie serait « complètement déstructuré », ce qui ouvre de fait la porte à « des pièces de mauvaise qualité » pouvant tout à fait relever de la contrefaçon. Un véritable souci selon Abdelaziz Kezzar : « Le parc automobile en Algérie est de 6 millions de véhicules » annonce t-il, tout en faisant observer que celui-ci est « vieillissant » puisque « 50% des véhicules ont plus de 20 ans ».

L’agence APS précise qu’il existe aujourd’hui « 46 laboratoires d’essai et de contrôle de la qualité des produits industriels relevant du ministère du Commerce et 280 autres du secteur privé » en Algérie.

Arnaud Murati

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