Mexique UPIAM
Poignée de main chaleureuse entre son excellence l'ambassadeur du Mexique et la présidente de l'UPIAM

Son excellence l’ambassadeur du Mexique à Alger, Gabriel Rosenzweig, a convié l’UPIAM, à sa tête la présidente Mme Turki Liot, à une rencontre pour échanger sur l’intérêt de mutualiser les efforts des deux pays afin de renforcer le partenariat sur les projets Industriels Automobile.

Son excellence l’ambassadeur, après un mot de bienvenue a tenu à rappeler aux membres de l’UPIAM, le capital sympathie dont bénéficie notre pays et la haute considération et l’aura de la révolution algérienne auprès de la population mexicaine. À la suite de quoi, le diplomate mexicain a expliqué que cette rencontre avec les représentants de l’UPIAM a été voulue, afin d’explorer les possibilités d’établir des contacts entre les entreprises algériennes et mexicaines dans la perspective de trouver des intérêts communs dans le domaine industriel, particulièrement dans celui de l’automobile.

Mexique UPIAM
Vue de la réunion entre l’ambassadeur du Mexique, Monsieur Gabriel Rosenzweig et les membres de l’UPIAM

Partant du constat que cette industrie est à ses balbutiements dans notre pays, son excellence l’ambassadeur du Mexique a souhaité faire profiter les entreprises algériennes de l’expérience acquises par les sous-traitants mexicains au cours des 40 dernières années. Aussi, ce pays dispose de nombreux atouts lui permettant d’attirer aussi bien les constructeurs du monde entier que les équipementiers de Rang 1 qui sont venus apporter leurs contributions au développement du tissu local de la sous-traitance automobile. Parmi les atouts les plus prépondérants, nous pouvons citer un positionnement géographique stratégique, une main d’œuvre bon marché et des droits de douane au plus bas. Par ailleurs, le pays a négocié des accords de libre-échange avec 44 pays, assurant plus de 60 % de la croissance mondiale.

Le Mexique s’est lancé dans l’industrie automobile à la fin des années soixante-dix avec l’arrivée de Ford, venu produire la citadine Fiesta. Depuis, de nombreux labels internationaux se sont installés dans le pays pour produire leurs gammes de véhicules particuliers. Cela a permis à cette industrie de prendre son envol au cours des années 80. Quelques années plus tard, le Mexique est devenu une véritable plate-forme de l’industrie automobile dans sa région. Aujourd’hui, ce pays d’Amérique centrale occupe la septième place au rang des pays producteurs de véhicules particuliers avec un volume de 3 774 000 unités. Une large partie de ce volume produit, est exportée (82%), permettant au Mexique d’occuper la quatrième place du classement mondial des pays exportateurs de véhicules. Selon une présentation de Salim Makhlouf, chargé des affaires économiques et commerciales au niveau de l’ambassade du Mexique, de belles perspectives se dessinent pour les années à venir puisque à l’horizon 2022, le Mexique table sur un volume de production de 3,8 Millions d’unités, ce qui représenterait une croissance de 11% sur la période 2017-2022. Pour rappel, Salim Makhlouf a souligné que la période 2002 à 2017 a vu la production passer de 1 800 000 à 3 774 000 véhicules, soit une évolution de 125%. Pour l’année 2019, il est prévu une production de 4 046 289 de véhicules particuliers.

Mexique UPIAM
Son excellence l’ambassadeur du Mexique à l’écoute des représentants de l’UPIAM

Au niveau de la production de la pièce de première monte ou de rechange, le Mexique occupe la cinquième place mondial des pays producteurs de pièces et collections automobile. Ce secteur a connu également une forte croissance entre 2008 et 2017 passant de 49 milliards de Dollars à 88 milliards, soit une croissance de 80%. En 2021, cette production atteindra selon les prévisions annoncées, une croissance de 19% pour atteindre 105 Milliards de Dollars. Pour ce faire, la majorité des équipementiers internationaux sont présents sur le marché mexicain. Parmi eux, nous pouvons citer Denso, Valeo, Faurecia, Delphi, Bosch, Hitachi, Continental, Yazaki…

Qu’à cela ne tienne, il faut savoir que 34% de ces équipementiers sont mexicains alors que 18% sont américains, 17% japonais, 11% allemands, 9% canadiens, 2% français, 2% sud-coréens et 10% proviennent d’autres pays. L’industrie automobile au Mexique emploie plus de 750 000 personnes et participe à hauteur de 18,3% dans le PIB. Ce pays dispose de 30 centres de recherche et de développement.

Mexique UPIAM
Des échanges fructueux ont eu lieu entre Gabriel Rosenzweig, l’ambassadeur du Mexique et Latifa Turki Liot, présidente de l’UPIAM

À la suite de cette brève présentation du tissu industriel mexicain dédié à l’automobile, les représentants de l’UPIAM se sont succédés pour présenter leurs entreprises respectives et leurs domaines d’activité. C’est le patron de SAREL Industrie, Monsieur Serdouk qui est intervenu en premier avec une brève présentation de sa société. L’essentiel de son intervention était axé sur la nécessité d’investir de manière continue aussi bien sur les équipements mais aussi sur la formation. Il a également souligné le climat des affaires difficiles et contraignant qui prévaut actuellement en Algérie, particulièrement au niveau des douanes, des banques et des compagnies d’assurances. Nazih Bouayad, chargé de marketing et de la communication chez Iris a brièvement présenté le projet en phase de lancement concernant l’usine de production de pneumatique installée à Sétif. De son côté, Adel Derder en tant que conseillé auprès du directeur général du groupe Condor, a souligné la volonté et l’ambition de son groupe d’aller vers la production de pièces et composants pour l’automobile. Il a également rappelé que le groupe Condor est actionnaire dans le projet industriel de la marque française Peugeot. Enfin, Fayçal Boudia, DGA Business et Development chez AFC a indiqué lors de sa brève intervention les ambitions de son entreprise à contribuer au développement du tissu de la sous-traitance en Algérie.

Enfin, nous n’omettrons pas de souligner l’intervention de la présidente de l’UPIAM, Latifa Turki Liot qui a mis l’accent sur la nécessité de mettre en place un contrat de filière, dans lequel l’Etat, les constructeurs, les partenaires locaux et les sous-traitants seraient tous impliqués. C’est un passage obligé selon elle, pour permettre à cette industrie naissante de se structurer par filière afin d’être efficace pour apporter une contribution palpable dans le domaine de l’intégration locale.

Ces échanges entre les participants à cette rencontre ont été riches en enseignements et son excellence l’ambassadeur du Mexique, Monsieur Gabriel Rosenzweig n’a pas manqué de souhaiter que cette première prise de contact puisse aboutir à des actions concrètes afin d’amorcer des partenariats gagnants-gagnants dans la filière Automobile.

Réagir à cet article