Audi A3 sportabkach, berline et Q2 Sovac

À quelques jours d’écart, deux délégations sont venues rencontrer Djamila Tamazirt, la ministre de l’Industrie et des Mines en Algérie. Les enjeux sont de taille : démarrer l’usine pour Suzuki, libérer les kits à assembler et débloquer les comptes bancaires pour ce qui est de Sovac / Volkswagen.

La semaine passée, Madame Djamila Tamazirt a beaucoup entendu parler d’automobile. Selon les communiqués de ses services, une délégation représentant le groupe Volkswagen a été reçue le 7 octobre, tandis qu’une autre, portant les intérêts de Suzuki, a été vue le 11 octobre.

Les deux affaires ne sont pas liées, mais le contexte est assez proche : que ce soit pour Suzuki, qui a construit une usine en s’appuyant sur le groupe de Mahieddine Tahkout, ou pour Volkswagen, qui a fait confiance au groupe Sovac Algérie, leurs dirigeants ont été récemment incarcérés. Difficile de ce fait d’avoir confiance en l’avenir… « Madame la ministre a rassuré les partenaires industriels de l’Algérie sur leur projet industriel » explique le communiqué propre à Suzuki, tandis que la même phrase figure aussi sur celui parlant de Volkswagen.

Via une coentreprise avec le groupe Takhout, Suzuki avait lancé la construction d’une usine algérienne en 2018, du côté de Saida. Celle-ci, censée être inaugurée en mai 2018,  n’a jamais fabriqué la moindre auto, car elle est toujours en attente d’une « validation » qui doit venir du Conseil national d’investissement (CNI).

Le constructeur japonais semble impatient de voir cette unité industrielle fonctionner car elle serait censée exporter une partie non négligeable de sa production, en plus d’alimenter le marché local.

Sovac a pour sa part déjà assemblé des autos pour les marques du groupe Volkswagen au sein de son unité de Relizane : « Mme la ministre a fait remarquer qu’après les réajustements opérés en 2019, l’activité du groupe Sovac reprendra son cours normal en 2020 » explique le communiqué ministériel. En juin dernier en effet, outre l’incarcération du patron de Sovac, les commandes avaient été suspendues, les kits d’assemblage bloqués et les comptes bancaires aussi…

Arnaud Murati

 

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