UPIAM Assises de l'industrie automobile
Latifa Turki Liot, Présidente de l'UPIAM lors de la clôture des 2ème assises de l'industrie automobile

La seconde édition des assises de l’industrie automobile & véhicules organisées par l’UPIAM, qui s’est ouverte le 26 novembre 2018 à Sétif, en passant par Annaba, s’est clôturée hier, à Alger au niveau du siège de la SNVI de Rouiba .

Cette rencontre a vu la participation des principaux donneurs d’ordres opérant dans la filière automobile & véhicules à l’instar de Renault Production, Sovac Production et Global Group. Plusieurs autres participants représentants des entreprises de production de pièces et autres composants entrants dans la fabrication de véhicules légers et lourds étaient également présents pour échanger sur le thème du jour consistant en la présentation et la vulgarisation du « Contrat de Filière ».

UPIMA Assises de l'industrie automobile
Olivier Hanoulle lors de son exposé sur le panorama de l’industrie automobile dans le bassin méditerranéen

Cette seconde édition a vu également la participation du cabinet allemand Rolland Berger, représenté par Olivier Hanoulle, Principal Practice Automotive, venu expliquer le rayon d’action et le métier de conseil exercé sur de nombreux pays au profit de clients, constructeurs, investisseurs ou pouvoirs publics de divers pays. C’est avec brio qu’Olivier Hanoulle a présenté entre autres, le panorama de l’industrie automobile sur le bassin méditerranéen, les critères qui prévalent lors du choix d’un investisseur (constructeurs, équipementiers…) pour s’installer dans un pays donné.

Les contraintes environnementales longuement évoquées

À la suite de l’intervention de cet expert du cabinet Rolland Berger, plusieurs équipementiers nationaux ont pris la parole pour exprimer leurs préoccupations. Que ce soit Afrique Verre, Sitel ou Sarel Industrie, ils ont été unanimes pour souligner les besoins importants d’accompagnement par des experts ou entreprises technologiques afin d’élever le niveau de qualité de leurs productions respectives, mais aussi assimiler les process de fabrication pour élever le niveau de leurs maîtrises techniques. L’environnement local a également fait l’objet de plusieurs remarques considérant qu’il y a lieu de le revoir particulièrement sur le plan des législations douanières et bancaires et financière ainsi que la problématique des assurances.

Par ailleurs, ces investisseurs locaux ont longuement évoqué le sujet des volumes de production. Pour eux, la pérennité de leurs activités est fortement liée au volume de production sachant que le marché algérien de l’automobile ne peut absorber que 400 000 unités/an alors que les équipementiers, pour être rentables, doivent produire des composants ou des pièces par millions. Cela a poussé les intervenants à évoquer les difficultés liées aux procédures d’exportations. La compétitivité est un autre volet qui a été rappelé d’autant que les pays voisins ont pris de l’avance sur nous. Il s’agit donc de réfléchir à une stratégie globale, planifiée sur le long terme en toute transparence.

UPIAM Assises de l'industrie automobile
Par rapport à la première édition, les secondes assises de l’industrie automobile ont vu une participation plus importante

Selon Madame Turki Liot, présidente de l’UPIAM, cette stratégie globale doit associer l’ensemble de la composante de l’écosystème automobile, que ce soit les pouvoirs publics, les constructeurs, les équipementiers internationaux et nationaux. Pour ce faire, la présidente de l’UPIAM suggère la mise en place d’un « Contrat de Filière » afin de répondre à la nécessité de planifier sur le plan stratégique et opérationnel cette industrie et lui permettre de réellement prendre son envol. Pour Madame Turki Liot, il s’agit de structurer l’écosystème automobile dans un premier temps puis de renforcer progressivement l’intégration locale sur les projets en cours dans cette filière. Concrètement, Les feuilles de route sectorielles des comités de filière qui seront lancées seront déclinées en actions opérationnelles suivies par l’UPIAM, avec l’appui des autorités locales, afin de respecter une dualité stratégie de filière et développement territorial.

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