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Si Toyota domine les ventes de véhicules alternatifs, d’autres marques, comme Hyundai, pointent aussi le bout de leur capot. Il n’empêche. Sans révolution culturelle, de la part des constructeurs comme des pouvoirs publics, les véhicules électrifiés resteront une niche.

Vingt Hyundai Ioniq vendues depuis le début de l’année, mais 23 en septembre selon Hyundai Maroc grâce à une vaste campagne de promotion… « Pour 2019, nous avons un objectif purement informatif, pas commercial » assure Myriam El Boukhari, la directrice du marketing de Hyundai. Un objectif qui se répercute logiquement jusque chez les distributeurs : « Concessionnaires et succursales sont tenus d’avoir une Ioniq ce mois-ci » explique encore Mme El Boukhari. Il est vrai que les longues séances d’apprentissage et de pédagogie sur l’hybride demeurent plus simples à réaliser avec un véhicule sous la main !

Les différentes marques présentes sur le marché marocain ont d’ailleurs bien du chemin à parcourir sur les véhicules alternatifs. Interrogé, un loueur de longue durée n’y va pas par quatre chemins : « Importateurs et constructeurs doivent faire des efforts. Ils ne sont pas venus nous voir avec leur offre, alors qu’il existe une petite demande de la part des clients » indique-t-il. D’autant plus que bon an mal an, des hybrides et électriques parviennent tout de même à s’immiscer dans les catalogues des loueurs. Avec le lot d’incertitudes que cela comporte : « J’ai eu une demande pour un Renault Kangoo Z.E (ndlr, 100% électrique). Le loyer que je pouvais proposer était équivalent à celui d’une Mercedes Classe C, mais la valeur résiduelle était inconnue. Une fois la période de location effectuée, le véhicule, j’en fais quoi ? »

Entretien avec M. Fayçal Lebbar, directeur de Lexus Maroc

AfricArgus : Lexus a vendu 57 modèles au Maroc depuis le début de l’année, C’est peu, surtout quand Mercedes en vend plus de 1500 sur la même période… Quel est donc l’objectif poursuivi par Lexus Maroc en termes de parts de marché ? Dépasser 1% ?

Fayçal Lebbar : « En effet, nous en avons vendu 57 depuis le début de l’année. Pour nous, le résultat est assez satisfaisant. On ne peut pas se comparer à Mercedes, puisqu’on opère dans presque deux secteurs différents. Ils ne commercialisent pas d’hybride au Maroc, alors que Lexus ne vend que de l’hybride, à part une version diesel de notre LX 450d. Notre objectif est d’en vendre 200 l’année prochaine, et puis 300 pour atteindre les 400 à terme.

Quels sont les modèles les plus vendus par Lexus au Maroc ?

Notre best-seller est la Lexus UX250h, après vient la EX300h.

Le réseau marocain compte officiellement un point de vente : est-ce suffisant ? Un deuxième ouvrira-t-il bientôt ?

Pour le moment c’est suffisant si l’on compte le nombre de ventes annuelles, mais nous souhaitons ouvrir un deuxième point de vente, voire même un troisième. C’est encore à l’étude.

Quelles sont les synergies avec Toyota au Maroc ? Un concessionnaire Toyota peut-il avoir un corner Lexus dans son show-room ? Est-il réparateur agréé Lexus ?

Pour le moment, les concessionnaires Toyota ne sont pas agréés réparateur Lexus, mais si on compte les points de vente de la marque Toyota (qui sont au nombre de 7 au Maroc, mis à part les concessionnaires), ils sont formés de façon à réparer les produits de la marque Lexus. Ici, au siège de Lexus, nos employés sont formés à réparer les Lexus qui ont même plus de 20 ans.

Avez-vous eu des retours de vos clients ?

Aucun retour négatif pour le moment. Au contraire, ils achètent la voiture et disparaissent. Ils viennent juste pour la révision, et encore, si le voyant ne s’allumait pas au tableau de bord, ils ne viendraient pas. Nous les rappelons parfois pour savoir si tout se passe bien. Mais c’est à tel point qu’ils ne reviennent plus et ne rappellent plus. »

Arnaud Murati & Haytam Boussaid

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